Sur la plage à Cabourg. Photo © Pierre d'Ornano
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Après la violente et dramatique pandémie que nous venons de subir et que nombre d’entre nous subissent toujours, en France et dans le reste du monde, et qui meurtrit encore plus sévèrement les plus démunis par manque de vaccins et de structures hospitalières, la question se pose de notre capacité collective à infléchir nos choix.

Photo de "Une" : Sur la plage à Cabourg. Photo © Pierre d'Ornano / aeternus.fr

Maîtriser notre destin

Car il s’agit bien de choix, de consentement à raisonner globalement afin de pouvoir maîtriser le destin d’espèces, fragiles, dont l’humanité, et de protéger l’environnement dont elles dépendent. En la matière on peut mettre en parallèle risque sanitaire et risque climatique. Les deux relèvent essentiellement de moyens publics, notamment de la capacité des gouvernants à mettre en commun les moyens de prévention et d’action au niveau planétaire, car comme le CO2 les virus ne connaissent pas de frontières notamment par la liberté accrue de circulation issue de la globalisation des échanges. Le tourisme, qui permet à l’humanité d’assouvir son besoin de découvertes et qui est, dans certaines conditions, un vecteur de diffusion de la richesse, est un des grands bénéficiaires de cette globalisation. Il n’en a pas moins été ponctuellement un des vecteurs importants de la propagation du SARS-CoV-2 et, structurellement, du dérèglement climatique. Or, un des moyens d’avoir un certaine emprise sur les causes, à la fois de la détérioration du climat et du développement des pandémies, se trouve dans nos choix futurs de déplacements et de voyages touristiques.

Violence…

c’est le qualificatif qui illustre certainement le mieux les trois années de pandémie que l’ensemble des habitants de la planète a subi, et subit encore, par suite de l’apparition du SARS-CoV-2(1) et de ses variants. Une violence, comme un coup de poing, brutal, qui s’est répété lors de chaque nouvelle vague et de l’annonce des mutations du virus ! Violence peut également illustrer le traitement infligé par nous, les humains, sur notre environnement immédiat. Une violence qui, elle, s’est étalée dans le temps, depuis des décennies, alors que les prises de conscience des dangers se sont diluées systématiquement par procrastination, cette tendance à remettre au lendemain ce qui, en l’état, aurait dû être fait avec l’immédiateté du danger causé par un mode de vie qui met à mal la vie même et dont les effets, environnementaux et sociaux notamment, explosent à la face d’un monde désormais sonné. Dans ce mode de vie existe le tourisme, et ses (désormais ralenties) déferlantes humaines sur tous les bons « spots » du globe, de Venise à Katmandou, d’Ambergris Caye à la province de Phuket, laissant une emprunte carbone à la démesure de l’ego d’une petite minorité.

Conscience !

À cette violence, il n’y a que peu de choses à opposer. Probablement pas la conscience, car l’intelligence de la vie, ou de la survie, par le collectif, n’est l’apanage que de quelques-uns. Alors demeure la liberté du choix et de la raison face au raisonnable, seule porteuse de libertés.

Et si ..?

Pour ce qui est du tourisme, et si l’on commençait, plus largement, à voyager autrement ?
Concernant les articles qui paraitront dans les colonnes d’aeternus.fr, nous nous attacherons désormais, à privilégier les lieux et organisations engagés dans l’écotourisme, donc dans une démarche protectrice de la biodiversité et des ressources culturelles propres aux zones naturelles. Saviez-vous, notamment, que l’on peut grâce à ce choix de l’écotourisme générer des revenus pour les communautés locales accueillantes et ainsi redonner une partie de la richesse produite par l’économie touristique à leurs premiers ayants droit ? C’est le cas lorsqu’on loue les services d’un guide local pour faire une randonnée dans un parc naturel, ou lorsqu’on loge chez l’habitant.
Une façon d’essayer, modestement, d’orienter les esprits des individus composant les déferlantes touristiques humaines qui ne manqueront pas de réapparaître, vers une conscience des enjeux environnementaux et sociaux, sans amoindrir l’art de vivre que constituent les voyages, tout en redistribuant de la valeur, bref en donnant du sens à nos escapades. N’oublions pas également, sans aller aussi loin, les agences et les territoires qui offrent des parcours touristiques éco-responsables, en ayant soin de réduire leur impact carbone, ou encore les promoteurs du slow-tourisme membres aussi de la famille du tourisme durable dont nous parlerons dans les colonnes du web magazine aeternus.fr. Alors commençons par l'agence familiale et ferroviaire Railtrip.travel, à découvrir dans le webmagazine n°12, sur le site ou en cliquant "ICI".

(1) Les premiers cas de personnes atteintes par le virus ont été signalés le 16 novembre 2019 à Wuhan, la capitale de la province du Hubei, située au centre de la Chine.

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