Vendanges du cépage Tannat, AOP Madiran. Photo © DR Madian & Pacherenc du Vic-Bilh
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Il est assez rare qu’un vignoble se réinvente, qu’une dynamique collective en soit à l’origine et, qui plus est, que la démarche aille jusqu’à modifier le cahier des charges d’une appellation. Eh bien, c’est ce qu’a fait un groupe de vignerons gascons, des indépendants et des coopérateurs, producteurs en Madiran.

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Unis, ils ont créé un label, identifiable par le logo « Bleu Tannat »*. Le bleu pour la couleur du fruit, et parce que le territoire de l’AOP Madiran est situé dans le piémont pyrénéen entre l’océan et les Pyrénées.
Dans un contexte de crise de la viticulture, caractérisée notamment par une baisse de la consommation de vin, l’initiative vise à conquérir une nouvelle clientèle, plus jeune, plutôt consommatrice de bières ou de spiritueux.
Pour cela, ils ont imaginé un vin plus jeune, qui colle aux nouvelles habitudes de consommation, sans bouleverser l’ADN du madiran traditionnel et de son cépage emblématique, le tannat. Un positionnement affirmé par la signature : « Autrement Madiran », présente sous le logo Bleu tannat.

*Les vins de l’AOP Madiran sont issus des cépages suivants : cépage principal : tannat N ; cépages accessoires : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, fer N et manseng noir N.

Denis Degache, vigneron, adhérent à la Cave Coopérative de Crouseilles et président de l’ODG Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh, nous parle de « Bleu Tannat », la nouvelle gamme de vins de Madiran…

Cinq années de « maturation »

Près de cinq années ont été nécessaires pour porter sur les fonts baptismaux ce « Bleu Tannat ». Le projet a débuté en 2021. « Face à l’urgence économique, il a d’abord fallu remobiliser les acteurs locaux » déclare Denis Degache, président de l’ODG Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh. Le projet de label, qui nécessitait de faire évoluer le cahier des charges de l’appellation, a été lancé officiellement en 2023. l’organisme de défense et de gestion (ODG) a modifié des critères importants, actés et publiés au JORF du 29 novembre 2025. Le seuil minimum de tannat dans l’assemblage a été relevé de 50 % à 60 % et l’intensité colorante minimale (ICM) autorisée, qui ne permettait pas de d’avoir des vins clairs, a été ramené de 12 à 6. Le rouge du Bleu Tannat est ainsi moins intense que celui du madiran traditionnel, apporté par le tannat, naturellement très fort en tannins, apte à donner des vins de garde.

Créer des vins plus légers, plus accessibles, est aussi désormais facilité par une autorisation de mise en marché avancée du 1er novembre au 1er mai, soit une durée d’élevage réduite. Le manseng noir peut aussi, désormais, être intégré en tant que cépage accessoire.
Enfin, arborer le label Bleu Tannat n’est permis qu’aux cuvées issues d’un encépagement minimum en cépage tannat de 85%,

contre 60% inscrit au cahier des charges révisé. Notons que, pour apprécier ces nouveaux vins, ils devront être servis après 30 minutes de réfrigération, conseille Denis Degache.

Les garanties du label

Une charte d’engagement élaborée pour le Bleu Tannat, donc un peu plus stricte que le cahier des charges de l’AOP Madiran, a été signée par un vingtaine de vignerons engagés dans le process.
Elle impose : une dégustation annuelle, à l’aveugle, d’échantillons prélevés dans les chais, faite par un comité d’experts constitué de dégustateurs, de vignerons et d’œnologues (ils étaient cinquante pour juger ces cuvées 2025) ; une validation par lot ; une mise en marché rapide des bouteilles pour préserver le fruit frais. Ainsi, les vins sélectionnés vont au-delà du cahier des charges de l’appellation afin d’aller vers une identité gustative propre.
Enfin, l’imposition d’un sticker ou d’un panneau bleu, marqués Bleu tannat, ainsi que la forme de la bouteille, en l’occurrence « bourguignonne », sont imposées par le collectif. Le choix du nom du vin est laissé à l’appréciation de chaque domaine.

Volumes de production

« Au total, 2000 hl sont sortis des chais pour cette cuvée Bleu Tannat 2025, sachant que le potentiel de production sur une année normale peut varier entre 45 000 et 50 000 hl », dixit Denis Degache. Ces vins découverte se positionnent dans une fourchette de prix entre 8 et 12 euros. Il n’est pas, à ce jour, prévu de les positionner à l’export, qui représente 20% des ventes de l’appellation Madiran.

Madiran & Pacherenc de Vic-Bilh : un même terroir pour deux appellations

Deux appellations cohabitent sur une même aire de production : Madiran (l’AOP s’étend sur 1000 ha) qui ne donne que des vins rouge tranquilles, et Pacherenc de Vic-Bilh* (appellation encore plus confidentielle de 300 ha) qui produit des blancs doux et un peu de blancs secs. Au total, 120 familles, exploitant 35 domaines viticoles, et deux caves coopératives sont présentes et cultives les deux cépages autochtones que sont le tannat et le manseng. Le vignoble de madiran s’étend sur 37 communes de trois départements, majoritairement situés dans les Pyrénées-Atlantiques, au nord-est de Pau.

*Les cépages autorisés pour l’appellation Pacherenc du Vic Bilh sont le petit ou le gros manseng et le petit courbu, avec comme cépages accessoires l’arrufiac, le courbu, et le sauvignon.

Carte de l'AOP Madiran.
Cliquer sur la carte pour découvrir le noms des domaine...

Ensuite, il fallait une date symbolique pour le lancement de la campagne de communication. Ce fut le 14 avril dernier, journée mondiale du Tannat. Onze vignerons et vigneronnes de l’appellation, portés par une même volonté de promouvoir le résultat de ce long travail, sont montés à Paris pour rencontrer les journalistes de la presse viti-vinicole.

Les sept vins Bleu Tannat sélectionnés et les représentants de leurs domaines viticoles respectifs.

Les représentants de Madiran lors de la conférence de presse et de la dégustation des échantillons Bleu Tannat à Paris. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
Les représentants de Madiran lors de la conférence de presse et de la dégustation des échantillons Bleu Tannat à Paris. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr

Le Tannat, un cépage capricieux qui a conquis l’Uruguay…
Positionné à la 105e place mondiale, cépage capricieux, tardif, qui réclame beaucoup de travail à la vigne, mais malléable, le Tannat est originaire de Madiran. Sa présence est attestée depuis plusieurs siècles dans les vignobles du sud-ouest de la France. Au XIXe siècle, Don Pascual Harriague, un immigrant basque né à Hasparren (Basses-Pyrénées) en 1819, l’introduit en Uruguay. Pionnier dans l’adaptation du tannat en terre uruguayenne (il en est depuis le cépage emblématique), il est reconnu comme étant le principal promoteur et artisan de la viticulture dans ce pays.

Probablement originaire du Béarne, cépage emblématique du Madiran, la tannat est aussi le cépage national d'Uruguay. Photo © Le Dico du Vin
Probablement originaire du Béarne, cépage emblématique du Madiran, la tannat est aussi le cépage national d’Uruguay. Photo © Le Dico du Vin

La promesse et la preuve

Résutat de l’initiative collective, nous avons des vins, pourtant issus d’un millésime 2025 chaud, qui collent aux nouvelles attentes de consommation. La promesse de vins sur le fruit (fruits noirs, mûre, cerise fraîche, cassis) gourmands et plus légers, frais, souples et salivants est vérifiée. Certes, tous les échantillons présentés lors de la dégustation n’offrent pas le même niveau d’aboutissement, ni d’équilibre, sans pour autant démériter. Voici une sélection de trois vins qui nous paraissent très aboutis : les « Bleu Tannat » (Domaine Damiens), « Å la fraîche » (Cave de Crouseilles) et « Néomad » (Plaimont) et leur mode respectif de production…

« Bleu Tannat » du Domaine Damiens : l’essence du variétal

L’importance du terroir sur le cycle végétatif…
Les vignes choisies pour produire le Bleu Tannat du Domaine Damiens sont plantées sur des parcelles de côteaux, sachant qu’une faible partie seulement de l’appellation Madiran est située sur des bas de côtes.
Pierre-Michel Beheity rappelle l’importance du rôle de la pente sur le cycle végétal de la vigne : « nous sommes dans une région où les printemps peuvent parfois être très humides. Être sur des sols pentus tamponne les excès d’eau sur ces périodes. Concernant la structure géologique, on est plutôt, en surface sur trente centimètres, sur des sols d’origine limoneuse. Les parcelles d’où est issue la cuvée Bleu Tannat (Parrèr et Le Mulé), sont exposées sud-est et sud. Appelées communément, en Madiran, les gravettes, elles sont constituées de limons parsemés de petits cailloux et d’éclats de cailloux. Alors que les limons seuls donnent aux sols une structure assez compacte, avoir des graviers aère la terre. »

Pierre-Michel Beheity, domaine Damiens : Après des études viti-oeno, Pierre-Michel Beheity a, en 1993, rejoint le Domaine familial. En 2008, il entame la restructuration du vignoble initial à densité élevée, privilégiant le cépage Tannat, explorant de nouveaux terroirs par l’achat d’un nouveau coteau et la location de vignes sur un village voisin. Tout n’est pas restructuré afin de garder un capital vieilles vignes. Michel Beheity est à l’origine de la conversion des 16 hectares du domaine en Agriculture Biologique. Photo © DR
Pierre-Michel Beheity, domaine Damiens : Après des études viti-oeno, Pierre-Michel Beheity a, en 1993, rejoint le Domaine familial. En 2008, il entame la restructuration du vignoble initial à densité élevée, privilégiant le cépage Tannat, explorant de nouveaux terroirs par l’achat d’un nouveau coteau et la location de vignes sur un village voisin. Tout n’est pas restructuré afin de garder un capital vieilles vignes. Michel Beheity est à l’origine de la conversion des 16 hectares du domaine en Agriculture Biologique. Photo © DR

Le travail à la vigne

Le domaine est, depuis 2011, cultivé en agriculture biologique. « Avoir des limons permet de limiter le travail des sols, réalisé uniquement sous le rang (sous le cavaillon), précise Pierre-Michel Beheity. La gestion de l’enherbement est privilégiée, qu’il soit naturel ou cultivé sous la vigne. Les vignes sont à 5000 pieds/hectare, avec un bande de roulement de 2,20 mètres qui est laissée, autant que faire se peut, en enherbement naturel et par fauche, ce qui permet de couvrir le sol pour que l’herbe ne concurrence pas trop la vigne. » La présence d’herbe permet notamment, lors des journées de fortes chaleurs, de réduire la température du sol.

Sur la partie végétale, la taille est en guyot simple, avec un ébourgeonnage, « ce qui est très important sur le tannat durant la période végétative, après le débourrement, pour limiter le végétatif et, ainsi, ne pas avoir trop de concurrence et de macération lorsqu’il fait chaud. » L’opération permet également de limiter le nombre de grappes pour modérer le rendement. Un rendement qui aujourd’hui*, en raison des conditions climatiques, se modère le plus souvent de manière naturel. Les vendanges sont mécaniques sur les parcelles Bleu Tannat et il est procédé à un égrappage, conformément au cahier des charges.
*Le rendement moyen en 2025 a été de 35 hl/h.

Vinification : générer des aromatiques variétales

Pour les Blau Tannat, la phase de macération est raccourcie par rapport aux vins rouges produits traditionnellement. Les vignerons cherchent à extraire durent le premier tiers de la fermentation, pour générer de la souplesse et de la buvabilité dans le vin, avec des tannins moins agressifs car il n’y a pas encore d’alcool. « Lorsqu’il-y-a plus d’alcool sur le tannat, avec des extractions plus poussées, ça devient plus dangereux ! », souligne le vigneron. Et d’ajouter… « Les températures de fermentation sont autour de 25°, car avec des degrés plus bas, on favorise, sur des rouges, des aromatiques plutôt dues aux levures, les thiols. » Pierre Michel Beheity cherche à créer des aromatiques variétales, ce qui nécessite d’avoir des températures supérieures à 20°.
Une fermentation malolactique est réalisée « indispensable sur le tannat, précise-t-il, car c’est un cépage qui génétiquement confère beaucoup d’acidité. »

Le Bleu Tannat du Domaine Damiens. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
Le Bleu Tannat du Domaine Damiens. Photo © Pierre d’Ornano | Aeternus.fr

Pas de sulfites, autant que faire se peut…

« Last but not least », depuis de nombreuses années, Pierre Michel Beheity essaie de ne plus sulfiter sur ce même cépage, sans pour autant en faire état, « car l’ajout d’un peu de sulfite avant la mise en bouteille peut parfois se révéler nécessaire ». Et il préciser être « toujours déçu par le caractère organoleptique des vins lorsqu’il y met du soufre, qui peut renforcer, en fin de bouche, le côté austère produit par un cépage comme le tannat ».
Particularité du domaine, pour tous les cœurs de gamme, dont la Bleu Tannat, le vin est travaillé dans des cuves enterrées, « ce qui donne une inertie au vin, car il y a moins de pression, et permet d’obtenir une température constante sans avoir recours à une source d’énergie. » Les moûts ne passent pas en barrique et sont directement mis en bouteille.

« À la Fraîche », de la Cave de Crouseilles :
un nom qui ne se dément pas

« À la Fraîche », un nom évocateur du profil organoleptique recherché par la cave pour cette cuvée, et une gageure alors que l’année 2025 fut l’une des plus chaudes répertoriées (La cave a connu cette année l’une de ses trois plus petites récoltes de son histoire). « Nous n’allons pas chercher des arômes de fruits sur muris, explique Loïc Dubourdieu, directeur de la Cave de Crouseilles. L’objectif est de mettre en évidence le cassis, la framboise, des petits fruits rouges, pour ne pas dire bleus, qui rappelle la fraîcheur qu’on aime avant tout dans le tannat. Il ne s’agit pas d’aller chercher de la structure et de faire des vins de garde, mais de la netteté, de la franchise aromatique avec une certaine intensité, pour un plaisir immédiat. La deuxième obligation qu’on se donne est que la bouche ne déçoive pas, donc avoir du fond, de la gourmandise et du charnu mais sans tannin. »

« Aller chercher les maturités phénoliques »

« On voit que le mode de consommation évolue. On a, pendant très longtemps, avec une seule et même marque (Carte d’Or), performé en grande distribution. Nous sommes en train de perdre de la vitesse au fur et à mesure que cette génération s’en va. Notre objectif était qu’avec ces raisins, qui permettaient de produire cette gamme, on soit capables de proposer autre chose : une expression du tannat sans contraindre trop le végétal, parce qu’on a besoin de cette expression du fruit, et donc d’aller surtout chercher des tannins à maturité phénolique. Lorsqu’on n’est pas à maturité phénolique, les peu de tannins qu’on extrait ne sont pas végétatifs (1). Pour nos vignerons apporteurs, ça ne change pas grand-chose. Le travail au vignoble est le même. Il s ‘agit d’aller chercher ces maturités phénoliques. C’est au chai que les process diffèrent. »

Cave de Crouseilles : un pas vers le Bio...

Photo Loïc Dubourdieu, directeur de la cave de Crouseilles. Photo © DR
Photo Loïc Dubourdieu, directeur de la cave de Crouseilles. Photo © DR

La cave compte 70 adhérents, majoritairement en polyculture. Le vignoble représente 650 hectares. Tous les adhérents sont engagés dans des démarches agro-environnementales. Treize pour cent d’entre eux répondent au cahier des charges de l’agriculture biologique, sept sont en bio et quatre ou cinq en fin de conversion.

Vinification…

Sans souhaiter donner tous les secrets de fabrication de la cave, qui travaille depuis des années pour trouver le juste équilibre lors de la vinification pour atteindre un résultat idoine pour l’élaboration de la cuvée de la gamme Bleu Tannat, Loïc Dubourdieu nous révèle que les moûts sont très travaillés en pré-fermentaire : « Nous cherchons, déclare-t-il, à favoriser la macération (le contact entre le jus et la pellicule), en phase aqueuse, avant fermentation, sans l’alcool qui a tendance à dissoudre les tannins, les composés structurels pour le vin. Et on sépare assez rapidement le marc d’avec le jus pendant la phase alcoolique, sachant que les différentes phases du processus d’extraction dépendent des millésimes. Un sulfitage, parcimonieux, est fait après la fermentation malolactique. Pour avoir une garantie du fruit il n’y-a pas de passage en barriques.

À la fraîche, le Bleu Tannat de la cave de Crouseilles. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.f
À la fraîche, le Bleu Tannat de la cave de Crouseilles. Photo © Pierre d’Ornano | Aeternus.f

(1) Les tanins condensés (végétatifs) : Ils proviennent des tissus végétaux tels que les graines, les peaux ou les tiges. Ils sont constitués de flavonoïdes polymérisés et leur degré de polymérisation influence leur comportement œnologique (astringence, réactivité, solubilité). Par exemple, les tanins de pépins ont un degré de polymérisation moyen de 11, tandis que les tanins de peau atteignent des valeurs de 30. Tanicol Vintage est un exemple représentatif de tanin condensé : 100 % à base de pépins de raisin, il se caractérise par sa grande réactivité, son pouvoir antioxydant et sa capacité à améliorer la stabilité de la couleur.
Source : Agrovin.com

Néomad de chez Plaimont : un vin qui encense le fruit

Preuve indéniable que le collectif existe bien dans l’esprit et les pratiques des vignerons engagés dans « l’aventure » Bleu Tannat, Loïc Dubourdieu s’est volontiers fait le porte-parole mandaté de la cave de Plaimont(1) et a répondu à nos questions sur le troisième vin, la cuvée Néomad, que le nous avons sélectionné.

La cuvée Neomad de la cave de Plaimont. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
La cuvée Néomad de la cave de Plaimont. Photo © Pierre d’Ornano | Aeternus.fr

Cela fut d’autant plus aisé que, même si leurs cuvées respectives présentent des singularités, le profil organoleptique recherché est dans la même veine ; ils ont les mêmes contraintes en termes de cahier des charges, et les méthodes de vinification sont semblables. Outre le terroir qui apporte certainement sa part de singularité, « la différence avec Néomad, c’est qu’il-y-a un peu plus de fond, avec un travail d’élevage discret qui vient enrober et soutenir le fruit », précise Loïc Dubourdieu. Environ 20% de la cuvée touche le bois, en barrique de 2 ou 3 vins et les macérations sont courtes.

(1) Le vignoble des vignerons de Plaimont s’étend des contreforts pyrénéens jusqu’aux collines de la Gascogne. Il recouvre 98 % de l’appellation Saint Mont (rouge, blanc et rosé), 55 % de l’appellation Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh et près de la moitié des Côtes de Gascogne.

Perrine Faille-Debbouz, directrice marketing Plaimont. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
Perrine Faille-Debbouz, directrice marketing Plaimont. Photo © Pierre d’Ornano | Aeternus.fr

Informations pratiques

-Bleu Tannat
Cépage : 100% tannat
Volume : 25 000 cols produits
Diffusion : circuit traditionnel (CHR, cavistes) et vente à la propriété.
Prix : 10,50 € TTC départ caveau
Domaine Damiens – SCEA BEHEITY
2076, chemin Départemental 317
64330 AYDIE
Téléphone : 05 59 04 03 13
E-mail : domainedamiens64@gmail.com

-Å la fraîche
Cépage : 100% tannat
Volume : potentiel de production de 60 à 80 000 cols
Diffusion : vente public et en grande distribution
Prix : 6,50 € TTC départ caveau
Cave de Crouseilles
Rte de Madiran, 64350 Crouseilles
Téléphone : 05 59 68 57 14
Nb. : À moment où nous mettons en ligne cet article le site Internet de la Cave est en reconstruction. Les commandes peuvent se faire par téléphone.

-Néomad
Cépage : 100% tannat
Volume : 100 000 à 120 000 cols
Diffusion : circuit traditionnel (CHR, cavistes) et vente à la propriété.
Prix : 10,50 € TTC départ caveau
Cave de Plaimont
32400 Saint-Mont – France
Téléphone : 05 62 69 62 87

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