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Les 12 et 13 septembre 2026, s’est déroulée la quatrième édition du Triathlon d’Évian-les-Bains (Haute-Savoie), sur les bords du lac Léman. Cette « petite ville » par le nombre d’habitants (autour de 9300 soit moins de deux fois la taille des plus grands bourgs), mondialement connue pour son thermalisme et son eau minérale Évian, a accueilli pour cette épreuve 3500 sportifs encadrés par 350 bénévoles.
Voici un reportage photographique de l’événement, suivi d’une brève histoire des origines de ce sport mythique.

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Photo de Une © BEN BECKER MD

Photo © Pierre d'Ornano Aeternus.fr
Avant le départ, sur le stand, 6h30mn le dimanche 13 septembre. Photo © Pierre d'Ornano

Triathlon d’Évian-les-Bains : 6h30mn, dimanche 13 septembre, le stand de départ avant le lancement de l’épreuve, format Olympique, à 7h30. Photos © Pierre d’Ornano

Plusieurs dizaines de milliers d’accompagnants sont venus encourager les athlètes et profiter d’un spectacle alliant performances sportives, convivialité et émotions. Soulignons que le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a décerné à cette édition le label « Développement Durable, le sport s’engage » niveau Argent. Une distinction qui récompense une démarche engagée en faveur de l’environnement, de l’inclusion, de l’éthique et de l’ancrage territorial.

Sur les bords du lac Léman, avant le départ du format Olympique du Triathlon d'Evian-les-Bains 2026, le dimanche 13 septembre. Photo Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
Sur les bords du lac Léman, avant le départ du format Olympique du Triathlon d’Évian-les-Bains 2026, le dimanche 13 septembre. Photo Pierre d’Ornano | Aeternus.fr

Cinq formats, en individuel et en relais, étaient proposés aux compétiteurs et compétitrices (lire ci-dessous), plus ou moins exigeants physiquement en fonction des attentes et des limites que chacune et chacun étaient disposés à s’imposer (le triathlonien le plus âgé a 81 ans), ou de la performance à atteindre. Tous ces formats offraient, le long des différents parcours, des panoramas exceptionnels.

Devant de ponton de départ de la nage. Triathlon d'Évian 2026. Photo Pierre d'Ornano © Aeternus.fr

Quelque minutes avant de se jeter à l’eau (17°). Photos © Pierre d’Ornano

Pour les participants, le Triathlon suscite un bonheur individuel et des moments d’exaltation collective, car des membres d’une même famille, des groupes d’amis ou de collègues de travail partagent ces intenses moments sportifs. Des moments d’émotions également, notamment lors du départ de la nage, pour nombre d’athlètes, et tout au long du parcours pour les accompagnants, parents, époux, compagnes, compagnons et amis.

Départ de la nage du format Olympique. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
On se jette à l'eau, dès potron-minet, pour la nage Olympique. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Á mi-parcours du 1,5km de la nage Olympique. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr

Le départ, de l’épreuve de nage, de la course Olympique (1,5 km de distance), le 13 septembre 2026. Photos © Pierre d’Ornano

Le ponton d'arrivée de la nage Olympique. Photo © Pierre d'Ornano | Aeternus.fr
Arrivée de l'épreuve de nage 1. Photo © Pierre d'Ornano

L’arrivée de nageurs avant l’épreuve cycliste. Photo © Pierre d’Ornano

Cycliste, triathlonienne, Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Cycliste au Triathlon d'Évian 2026 3. Photo © Pierre d'Ornano
Cyclistes sur le parcours Olympique. Photo © Pierre d'Ornano

Les derniers tours de roue, après avoir gravi les 800 mètres de dénivelé. Photo © Pierre d’Ornano

Et derrière les masques de souffrance, dus à la sollicitation des corps, qui prennent progressivement forme sur les visages de ces sportifs, professionnels ou amateurs, au fur et à mesure des difficultés qu’ils rencontrent, on perçoit dans les regards, et parfois s’exprimant dans un sourire, la joie de participer à une épreuve mythique, forçant au dépassement de soi. 

Matthieu, épreuve vélo, Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Triathlon d'Evian 2026, cycliste et coureuse à pied. Photo Pierre d'Ornano
Thibault, épreuve vélo, Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Triathlon d'Évian 2026, cycliste à pied. Photo Pierre © d'Ornano

L’arrivée de l’épreuve cycliste, avant d’entamer les 10 kilomètres de course à pied. Photos © Pierre d’Ornano

Les épreuves du week-end des 12 et 13 septembre

Samedi 12 septembre a vu se dérouler les courses le plus longues et exigeantes :
–> Le Lé-Man Full, un parcours mythique avec, au programme, l’ascension de plusieurs cols alpins, dont le Col de Saxel (7.5km d’ascension à 6%), le Col de la Ramaz (14 km d’ascension à 6.5%) et le Col du Corbier (6km d’ascension à 7%).
–> Le Lé-Man Half Distance, marqué par l’ascension du Col du Feu (5 km avec une pente de 7%).

Triathlon Evian. Photo © Florian MD Paysage 1
Photo © Florian MD

Dimanche 13 septembre offrait des formats plus courts et un régal pour les yeux :
–> Le format Olympique, un parcours vélo avec en point d’orgue le panorama de Champeillant, un plateau avec une vue à 180° sur le Léman et les montagnes environnantes.
–> Le format Sprint, une épreuve rapide et intense, idéale pour découvrir le triathlon dans un très beau cadre.

Vue sur la lac Léman. Photo © Pierre d'Ornano
Photo © Pierre d’Ornano
Chloé Lecacheux, Kiné Ostéopathe, ISODTAR et Matthieu d'Ornano au Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Chloé Lecacheux, Kiné Ostéopathe du sport, a posé un strapping à Matthieu la veille de la compétition, sur le stand ISOSTAR. Une équipe paramédicale mise en place par la marque ISOSTAR, a prodigué des conseils et procuré des massages aux triathloniens au cours des deux jours de compétition. Photo © Pierre d’Ornano | Aeternus.fr
Thibault, à quelques kilomètres de la délivrance. Photo © Pierre d'Ornano
Matthieu course effort Triathlon Evian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Trois coureurs à pied. Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano fille 4
Triathlon d'Évian. Photo © Pierre d'Ornano F1
Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano F3
Triathlon d'Évian. Photo © Pierre d'Ornano F2

Au Triathlon d’Évian 2026, 35% des athlètes étaient des femmes. Photos © Pierre d’Ornano

Zone d'arrivée de la course. Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano
Triathlonienne, quelque mètres avant la ligne d'arrivée. Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano

Les dernier mètres avant l’arrivée, et la délivrance… Photo © Pierre d’Ornano

Triathlon d'Évian 2026. La joie d'avoir partager une même aventure sportive. Photo © Pierre d'Ornano
Arrivée d'un triathlète Évian 2026, format Olympique. Photo © Pierre d'Ornano
Arrivée de Thibault Triathlon d'Évian 2026. Photo © Pierre d'Ornano 2

La joie et l’émotion individuelle et collective de passer la ligne d’arrivée. Photo de gauche : Evian ISOSTAR © Sacha Ronteix Blurring Studio / photos de droite © Pierre d’Ornano

Thibault et Matthieu participaient à leur deuxième Triathlon. Ils ont concouru à l'épreuve Olympique en individuel.. Photo © Pierre d'Ornano
Thibault et Matthieu participaient à leur deuxième Triathlon. Ils ont concouru à l'épreuve Olympique en individuel. Photo © Pierre d'Ornano

Le classement des 28 premiers triathlètes pour les 4 formats en individuel. Pour consulter l’ensemble des résultats des 5 formats cliquez ICI.

Le triathlon moderne
Un long héritage et un sport entré tôt au patrimoine sportif mondial


Quid de l’histoire du triathlon dit moderne, sport aux origines mythiques, qui s’est imposé au XXIe siècle en conquérant très rapidement des sportifs séduits par une compétition combinant plusieurs disciplines, et un public fervent ?
On peut remonter à Mathusalem, ou bien plus loin dans le temps, à l’Égypte des pharaons, vers 3150 ans av. J.-C., pour trouver des sociétés ayant fondé les bases de l’athlétisme, en fait, à ces différentes époques, un entraînement guerrier combinant la course, le saut, le pugilat et le lancer de javelot. Puis il y eut, depuis l’Antiquité grecque avec les jeux panhelléniques organisés à Olympie- notamment le pentathlon antique (une combinaison de cinq épreuves distinctes)-, et il existe encore de nos jours, une multitude d’épreuves sportives combinées: heptathlon, décathlon pour l’athlétisme, ou associant d’autres disciplines comme la natation, l’escrime ou encore l’équitation et le cyclisme.

Les origines franco-américaines

Concernant le « triathlon moderne », trois lieux sont le plus couramment mentionnés : Joinville-le-Pont en 1902 ; Poissy, dans les années 1920 ; Mission Bay, un quartier de San Diego, en Californie (USA), en 1974.

Commençons par les origines américaines, car c’est à l’occasion de cette compétition, organisée par Don Shanahan et Jack Johnstone, qui s’est déroulée le 25 septembre, que le nom triathlon a été donné officiellement à cette épreuve. Il s’agissait d’une épreuve qui combinait une nage de 0,5 mile (0,8 km), une course à pied de 5,3 miles (8,5 km) et un parcours cycliste de 5 miles (8 km). 46 triathlètes se présentèrent, à 17h45, sur la ligne de départ, dont seulement quatre femmes. Les premiers vainqueurs furent Judy Collins et Bill Phillips, tous deux du San Diego Track Club.

1902: premières épreuves sportives combinées en France

Il faut remonter dans le temps, en 1902, à Joinville-le-Pont, pour retrouver les premières épreuves sportives combinées françaises. La commune du Val-de-Marne, en région parisienne, organisait alors, l’été, les dimanches, une compétition intitulée « Les trois sports ». Il s’agissait pour un aréopage d’athlètes amateurs d’enchaîner une course à pied de 4 Kilomètres, suivie d’un parcours de 12 kilomètres à bicyclette et de terminer par une traversée de la Marne en canot. Ambiance conviviale assurée. En 1920, tout le monde à l’eau ! La natation se substituera à l’épreuve de canotage. En 1920, une autre commune francilienne, Poissy (Yvelines) se lance dans l’aventure et organise « la course des débrouillards », également appelée « les trois sports ». Enfin, en 1934, La Rochelle inaugurait une épreuve qui combinait une nage sur 200 mètres, un parcours de 10 km à vélo suivi de 1,2 km de course à pied, un format qui se rapprochait du triathlon actuel.

Jeux Olympiques de Sydney 2000 © World Triathlon
Jeux Olympiques de Sydney 2000 © World Triathlon


Le triathlon discipline olympique depuis l’an 2000

Accepté comme sport olympique en 1994, le triathlon figure à chaque édition des JO d’été depuis Sydney, en 2000. Trois courses figurent au programme des JO : un triathlon individuel masculin, un individuel féminin et un relais mixte. Pour les épreuves individuelles, la compétition se décompose en trois épreuves combinées, identiques pour les femmes et les hommes : 1,5 km de natation, 40 km à vélo et 10 km de course à pied. La formule est appelée DO, ou Distance Olympique. Pour le relais mixte, introduit aux Jeux de Tokyo (2020), des équipes de quatre athlètes, deux femmes et deux hommes, se « battent ». Chaque concurrent doit effectuer 300 m à la nage, 6,8 km à vélo et 2 km en course à pied.

© Fédération Française de Triathlon

La création des instances sportives en France

En France, il faudra attendre 1984 pour qu’une association sportive soit créée, le Comité National pour le Développement du Triathlon (CONADET) dont l’objet était de promouvoir et gérer le triathlon en France, première étape vers un statut de fédération.
Le 21 octobre 1989, la Fédération Française de Triathlon (FFTRI) est officiellement créée. Outre le triathlon, l’instance reconnaît et a reçu délégation du ministère des Sports pour gérer 11 disciplines enchaînées : le paratriathlon, le cross triathlon, le triathlon des neiges, le duathlon, le cross duathlon, le duathlon des neiges, l’aquathlon, le bike & run, le raid, le swimrun et le swimbike.
Le fédération compte, à ce jour, 75 000 licenciés dans 13 disciplines et 1025 clubs affiliés. 4 356 épreuves sont organisées chaque année sur le territoire.

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